
25/06/08 -
Didier Drogba : Avec Yves, j'ai confiance 
Joint au téléphone dans la soirée, le grand attaquant de
Chelsea était heureux de la décision du
Muc 72 de nommer
Yves Bertucci à la tête de l'équipe première.
Didier Drogba évoque ci-dessous sa relation avec son ancien entraîneur. Il a "confiance dans sa réussite" et a "la conviction que le choix du Président Legarda est le bon".
Didier Drogba : «C’est une fierté pour moi de voir Yves Bertucci nommé entraîneur du Muc 72. Il fait partie des personnes qui ont largement contribué à ma formation, à ma prise de conscience, à ma façon d’être aujourd’hui. Je ne l’ai jamais trop cité auparavant car c’est quelqu’un qui reste à sa place, qui est assez réservé. Il n’en fait jamais trop mais il a une passion énorme pour ce qu’il fait. Il a toujours eu des bons résultats avec ses équipes.
J’ai confiance dans sa réussite à haut niveau car c’est quelqu’un de très psychologue. Il a de très grandes aptitudes à gérer un groupe, il est proche de ses joueurs. C’est très important dans la réussite d’un club. J’ai la conviction que le choix du Président Legarda est le bon. Je ne vois pas pourquoi il serait aller chercher quelqu’un ailleurs alors qu’il a quelqu’un de très bon dans son club. On parle souvent de mettre en avant la formation, les jeunes de la formation. Aujourd'hui, c’est un formateur qui est mis en avant. Je dirais que c’est encore un produit Muc 72. Il faut lui donner sa chance et je sais qu’il va réussir.
Lorsque j’étais à la formation au Muc 72, j’ai été gravement blessé à un moment et il a toujours été derrière moi, il m’a soutenu. Il m’a redonné confiance. En tout, je l’ai côtoyé près de quatre ans, entre mes saisons de CFA et les saisons où je redescendais parfois en réserve. J’ai gardé le contact avec Yves après mon départ, comme avec de nombreuses personnes au club. C’est quelqu’un de réservé mais de talentueux.»
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24/06/08 -
Daniel Jeandupeux : Matadors en bleus de travail 
Durant le
Championnat d'Europe des Nations qui se déroule en
Suisse et en
Autriche,
Daniel Jeandupeux nous propose tous les jours un billet d'humeur, publié dans le quotidien
"Le Maine Libre" tous les jours dans la rubrique sport.
Chaque jour à partir de 14h00, retrouvez sur
muc72.fr une autre vision de l'
Euro...
Matadors en bleus de travail"Je n’en tire aucune fierté. Je ne me suis pas endormi pendant la rencontre entre l’Espagne et l’Italie. Pourtant j’étais très fatigué à l’entame du match. Pour la première fois depuis plus de 10 ans, j’ai enfourché une bicyclette de course, que j’avais acheté la veille. Car mon cardiologue et ami Patrick m’a conseillé de faire du sport, d’activer mon palpitant pour qu’il traverse les ans en pleine forme. L’effort raisonnable à une allure de vétéran, 20 kilomètres en une heure, m’a fait rouler sur la jante toute la journée à tel point, - mais vous ne l’avez pas remarqué-, j’ai failli à mon devoir quotidien de français. Soit ma chronique journalière.
Avec courage, concentration et assiduité, j’ai subi le jeu de passe espagnol (25 tirs tout de même) autant que la défense hermétique de la squadra. J’ai résisté jusqu’à la fin du temps réglementaire avant de décider qu’il était plus excitant de me jeter sans les bras de Morphée que de suivre les prolongations.
Ce qui me permet tout de même d’oser quelques considérations techniques et psychologiques. J’ai entendu dire à la radio qu’une malédiction pesait sûr les équipes qui gagnent tous les match de groupes, comme la Croatie, le Portugal ou les Pays-Bas, pour être éliminées ensuite. Mais cela n’a rien avoir avec le mauvais sort. C’est tout simplement la loi des séries. Pour gagner l’Euro, si vous avez vaincu 3 fois en poule, vous devez gagner 6 fois de suite. Ce qui, même en championnat de France, est presque impossible. Il ne faut pas être battu à partir du quatrième match, car la défaite devient éliminatoire. Si vous venez à perdre, il faut le faire dans les 3 premières parties. Comme l’Allemagne, la Turquie et la Russie.
Luis Aragones devait penser à ça quand il a préparé sa stratégie contre l’Italie. A cette chape de plomb qui vous oblige à surjouer quand vous êtes favori. A ces décennies de disette contre les « Azzuri » sans victoire recensée en compétition internationale depuis la dernière guerre mondiale. A ces humiliations répétées du panache flamboyant contré par le froid réalisme transalpin. La faena pour les espagnols, le coup de grâce (descabello) à l’aide l’épée spéciale (verdugo) pour les italiens. Ca finit par rendre prudent. D’autant plus, que si l’on connaît son histoire à fond, les « azures » tremblent au moment des tirs au but. La France et les français le savent. Aujourd’hui les ibériques aussi."
Suivez tous les jours l'actualité complète de l'Euro 2008 dans les pages sports du Maine Libre.Auteur »
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